Les envieux

vendredi 21 novembre 2008
Ce qu'ils doivent donc être malheureux
Ceux qu'on appelle les envieux
Ils passent leur vie à envier
Tout ce que les autres vont s'acheter
Ils envient même le bonheur des gens
En se disant qu'ils n'en ont pas autant
À leur travail, ils veulent être les plus haut placés
Pour pouvoir eux-mêmes tout décider
De l'ambition, il en faut dans la vie
Mais pas au point d'en faire une maladie
Car s'ils n'arrêtent pas de se stresser autant
C'est une crise cardiaque qui les attend
Cela vaut-il la peine d'abréger sa vie
Pour avoir plus de choses aujourd'hui ?
Franchement ces gens me font pitié
S'ils pouvaient s'arrêter un peu et regarder
Ce qu'ils ont réussi à gagner avec fierté
C'est tout ce que l'on peut leur souhaiter.

(sophie)

Hymne à la vie des grenouilles

La froidure de ce dernier hiver
A plongé les grenouilles
Dans un profond sommeil
Et les a engourdies

Le printemps arrivé
Les premières températures
A ramené ces petites bêtes
À la vie active

A Commencé alors
Une grande et joyeuse
Période de reproduction
Des couples se forment

Les grenouilles
Pour leurs noces
Ont chanté et chanté encore
Gonflant leurs sacs vocaux
Comme caisses de résonnance.

Après cette symphonie
Le mâle a recouvert
Les oeufs de la femelle
De sa semence
Protectrice et gélatineuse

Laissant le destin
Faire le reste
Des grenouilles
Là où tout grouille
Reproduiront plus tard
Cet hymne
Hommage à la vie.

Les roses de Ronsard

Sauras-tu me chérir encor au dernier jour
Lorsqu’à la nuit tombée lourds seront nos sommeils,
Quand l’hiver s’en viendra siffler à nos oreilles,
Blanchissant nos cheveux et ridant nos atours ?

Si même la beauté fugace et virtuose
Ne venait plus charmer le bleu de nos regards,
Sauras-tu m’effeuiller comme le fit Ronsard
Lorsque seront fanés nos ans, comme ses roses ?

Me diras-tu encor, aux lueurs des chandelles,
Quand la lune viendra danser dans nos cheveux
Laissant ses pas neigeux parsemés de dentelles,
Des serments, des secrets et de tendres aveux ?

M’aimeras-tu encor au terme de nos jours,
Quand la nuit, à jamais, dérobera nos ombres
En effaçant d’un trait la marelle des jours,
Bâillonnant nos échos dans le froid de la tombe ?

Je te fais le serment de retenir ma peine
Quand l’oiseau sifflera notre chant du départ,
Car tu seras toujours Rodrigue et moi Chimène,
Même si sont fanées les roses de Ronsard.

Aux gens de tous les pays

Chaque pays a une manière de parler
Et aussi une façon de s'exprimer
On a tous un accent différent
Nos mets ne sont pas les mêmes souvent
Mais on peut se comprendre facilement
Avec un peu de bonne volonté seulement
Car dans chaque pays il y a du monde heureux
Et d'autres qui sont malheureux
Il y a des gens honnêtes partout
Mais il y a aussi des voyous
On a tous un cœur pour aimer
Certaines gens s'en servent pour détester
De la maladie et de la mortalité
Dans chaque pays vous en trouverez
Il y a aussi des gens qui s'aiment à la folie
Et qui s'aimeront toute leur vie
Alors les différences entre nous
Il n'en a pas beaucoup
On est tous des êtres humains avec défauts et qualités
Il s'agit tout simplement de s'accepter.

(sophie)

on a un ordinateur !

Mon mari a acheté un ordinateur
J'vous dit que j'fais ma fraîche astheure
C'est comme un écran de télé
Avec des lettres en bas pour taper
Pis l'Internet y a faite poser
Y dit que comme ça on va s'promener
J'l'ai regardé faire l'autre soir
J'vous dit qui en a des affaires
Eille on c'est rendu à Paris
Rien qu'en pesant sur une souris
Pis y a un paquet de sites là-dedans
Y a quoi venir fou, c'est effrayant
Sur un site porno y m'a emmené
J'les ai vu flambant nu, j'ai rien manqué
Y dit qu'on peut écrire à nos amis
Ben faut qu'ils aillent un ordinateur eux aussi
C't'une maudite belle invention
Mais faut la comprendre comme de raison
Moé j'ai jeté un look, j'ai rien touché
C'est lui qui avec la souris a joué
Quand y sera pas là m'a prendre la souris
Pis ma la tripoter pour l'avoir maudit
Si vous avez des piastres à dépenser
Achetez-vous en un, j'va vous écrire c'est assuré.

(sophie)

LEÇON DE PERSÉVÉRANCE

As-tu déjà observé l'attitude des oiseaux face à l'adversité ?

Pendant des jours et des jours, ils font leur nid, recueillant des matériaux parfois ramené de très loin.

Lorsqu'ils ont terminé et sont prêts à déposer les oeufs, les intempéries ou l'oeuvre de l'être humain ou d'un
quelconque animal détruit et envoie au sol ce qu'ils ont réalisé avec tant d'effort.

Que fait l'oiseau ? Il paralyse et abandonne la tâche ?

En aucune façon... Il recommence encore et encore jusqu'à ce que les premiers oeufs apparaissent dans le nid.

Parfois, très souvent, avant que naissent les oisillons, un animal, un enfant ou une tempête détruit une fois de plus le nid mais cette fois avec son précieux contenu.

Cela fait mal de recommencer depuis zéro, même ainsi, l'oiseau ne se tait jamais, ni ne recule, il continue de chanter et de construire, construisant et chantant.

As-tu parfois le sentiment que ta vie, ton travail, ta famille ne sont pas ce que tu avais rêvé ?
As-tu parfois envie de dire "assez", l'effort n'en vaut pas la peine. C'est trop pour moi !
Es-tu fatigué de recommencer, du gaspillage de la lutte quotidienne, de la confiance trahie, des buts atteints quand tu étais sur le point d'y arriver ?

La vie frappe ainsi parfois, mais ne te rends jamais. Dis une prière, mets ton espoir en avant et fonce. Ne te
préoccupe pas si dans la bataille, tu reçois une blessure, il faut s'y attendre. Réunis les morceaux de ton
espérance, reconstruis-la et fonce de nouveau.

Peu importe ce qui se passe, ne faiblis pas, va de l'avant.

La vie est un défi constant mais cela vaut la peine de l'accepter et surtout n'arrête jamais de chanter.

(lu chez maya)