cueille le temps

lundi 13 juillet 2009
Tu ne peux pas retenir le temps.
Il passe
Il coule entre tes doigts
comme l'eau de la fontaine.
Il glisse dans ta main
comme le sable de la mer.
Tu ne peux rattraper le passé.
Il n'est plus
Il s'en est allé
comme le couchant d'hier.
Il est disparu
comme un souvenir perdu.
Tu ne peux emprisonner le futur.
Il n'est pas encore.
Il viendra a son heure
comme le levant de demain
Mais tu peux toujours cueillir
ce présent.
Ce présent est comme un arbre:
il plonge ses racines
dans ton passé plein
de souvenirs et d'expériences.
Il te rejoindra
comme la vague qui s'approche
du rivage.
Et il lance ses longues branches
vers ton futur plein
de promesses et d'espérance.
Le présent est fait
de ton passé qui n'est plus
et de ton futur qui n'est pas encore.
Prends le temps qui t'est donné
à chaque instant qui passe.
Cueille-le précieusement
comme l'eau du ruisseau
qui t'est toujours disponible.
Ne gaspille pas ton temps,
Ne le passe pas
à courir après le temps.
Prends ton temps.
Ne dis pas: je n'ai pas le temps.
Dis plutôt: j'ai tout mon temps.
Ne sois pas avare de ton temps.
Donne de ton temps aux autres
Ne cours pas tout le temps,
prends ton temps.
Alors, tu gagneras du temps.
Et tu découvriras
que c'est beau et bon le temps,
Et laisse au temps
le temps de faire son temps.

miroir noir

vendredi 10 juillet 2009

Le cadeau du monde

vendredi 2 janvier 2009
Les flocons dansent en tombant du ciel
Rythmés par les chants de Noël
Ils virevoltent au gré du vent
Légers comme des baisers d'enfants
Ils couvrent tout de leur blancheur
Parfois même nos blessures au cœur
Puis dévoilent au moment de fondre
Le cadeau offert par le monde.
En quoi consiste ce présent ?
C'est la renaissance du printemps !

La joie des enfants

Les flocons tombent sans un bruit
Car ils préparent le tapis
Pour accueillir le Père Noël
Quand il nous reviendra du ciel
Filles et garçons rêvent de jouets...
Leurs parents ne savent qu'acheter
Mais pour eux, le plus beau présent
Sera la joie de leurs enfants

Les envieux

vendredi 21 novembre 2008
Ce qu'ils doivent donc être malheureux
Ceux qu'on appelle les envieux
Ils passent leur vie à envier
Tout ce que les autres vont s'acheter
Ils envient même le bonheur des gens
En se disant qu'ils n'en ont pas autant
À leur travail, ils veulent être les plus haut placés
Pour pouvoir eux-mêmes tout décider
De l'ambition, il en faut dans la vie
Mais pas au point d'en faire une maladie
Car s'ils n'arrêtent pas de se stresser autant
C'est une crise cardiaque qui les attend
Cela vaut-il la peine d'abréger sa vie
Pour avoir plus de choses aujourd'hui ?
Franchement ces gens me font pitié
S'ils pouvaient s'arrêter un peu et regarder
Ce qu'ils ont réussi à gagner avec fierté
C'est tout ce que l'on peut leur souhaiter.

(sophie)

Hymne à la vie des grenouilles

La froidure de ce dernier hiver
A plongé les grenouilles
Dans un profond sommeil
Et les a engourdies

Le printemps arrivé
Les premières températures
A ramené ces petites bêtes
À la vie active

A Commencé alors
Une grande et joyeuse
Période de reproduction
Des couples se forment

Les grenouilles
Pour leurs noces
Ont chanté et chanté encore
Gonflant leurs sacs vocaux
Comme caisses de résonnance.

Après cette symphonie
Le mâle a recouvert
Les oeufs de la femelle
De sa semence
Protectrice et gélatineuse

Laissant le destin
Faire le reste
Des grenouilles
Là où tout grouille
Reproduiront plus tard
Cet hymne
Hommage à la vie.

Les roses de Ronsard

Sauras-tu me chérir encor au dernier jour
Lorsqu’à la nuit tombée lourds seront nos sommeils,
Quand l’hiver s’en viendra siffler à nos oreilles,
Blanchissant nos cheveux et ridant nos atours ?

Si même la beauté fugace et virtuose
Ne venait plus charmer le bleu de nos regards,
Sauras-tu m’effeuiller comme le fit Ronsard
Lorsque seront fanés nos ans, comme ses roses ?

Me diras-tu encor, aux lueurs des chandelles,
Quand la lune viendra danser dans nos cheveux
Laissant ses pas neigeux parsemés de dentelles,
Des serments, des secrets et de tendres aveux ?

M’aimeras-tu encor au terme de nos jours,
Quand la nuit, à jamais, dérobera nos ombres
En effaçant d’un trait la marelle des jours,
Bâillonnant nos échos dans le froid de la tombe ?

Je te fais le serment de retenir ma peine
Quand l’oiseau sifflera notre chant du départ,
Car tu seras toujours Rodrigue et moi Chimène,
Même si sont fanées les roses de Ronsard.